Comment évolue la maladie de Parkinson ?

Evolutive mais imprévisible, la maladie de Parkinson ne répond pas à un schéma fixe : sa progression est variable d’un patient à l’autre. Pour disposer d’un outil de mesure objectif, des échelles d’évaluation ont été créées.

Parole d'expert
Jean-Philippe Brandel, neurologue à l’Unité James Parkinson de la Fondation Rothschild à Paris
Comment évolue la maladie de Parkinson ?

La maladie de Parkinson est une maladie évolutive, mais sa progression est à la fois lente et imprévisible : d’un patient à l’autre, l’évolution sera différente.

Lorsqu’un patient est pris en charge pour la maladie de Parkinson, on peut généralement décrire plusieurs phases successives d’évolution de la pathologie1 :

1.    Diagnostic

La première phase correspond à l’apparition des premiers symptômes qui permettent au médecin de poser le diagnostic.

2.    La lune de miel

Lorsqu’un retentissement moteur apparaît, le médecin peut instaurer un traitement. Le patient se sent mieux, est peu gêné et vit pratiquement normalement, c’est ce que l’on appelle la « lune de miel ».

3.    Les complications motrices

La phase des complications motrices se caractérise par l’apparition de fluctuations motrices dues aux traitements. Elle est souvent liée au traitement dopaminergique et peut généralement être contrôlée grâce à l’ajustement du traitement (doses, horaires de prise, ajout d’un nouveau traitement) par le médecin.

4.    Les signes axiaux tardifs

La troisième phase voit l’apparition des signes axiaux tardifs tels des troubles de la marche (freezing), de la posture, de la parole, du sommeil, de la déglutition, des troubles sexuels, des troubles cognitifs, psychiques et comportementaux.

5.    La phase d'envahissement

Lors de cette dernière phase, les symptômes ont un impact direct sur la vie du patient : la marche devenue impossible, le patient perd de l’autonomie, les douleurs sont majorées…

Pour permettre au médecin d’évaluer régulièrement l’avancée de la maladie, des échelles d’évaluation ont été créées. Elles se basent sur différents tests permettant d’attribuer un score au patient dans plusieurs domaines.

Par exemple, l’une des échelles les plus utilisées, l’UPDRS2 (Unified Parkinson’s Disease Rating Scale, ou Échelle unifiée d'évaluation de la maladie de Parkinson), établit un score de performance dans les domaines suivants :

-    état mental et comportemental,

-    activités dans la vie quotidienne,

-    examen moteur,

-    complications dues au traitement.

Grâce à cet outil de cotation, le neurologue peut mesurer de façon objective l’évolution de la maladie et adapter la prise en charge.

 

1 - Defebvre L. et Vérin M. La maladie de Parkinson : monographies de neurologie. 2e Editions Masson, 2011.
2 - Fahn S, Elton RL, UPDRS Development Committee. Unified Parkinson’s Disease Rating Scale. In: Fahn S, Marsden CD, Calne DB, Goldstein M, eds. Recent Developments in Parkinson’s Disease. Florham Park, NJ: Macmillan; 1987:153-163.

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Jean-Philippe Brandel, neurologue à l’Unité James Parkinson de la Fondation Rothschild à Paris

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