La chirurgie est-elle une réponse à la maladie de Parkinson ?

Pierre Cesaro, neurologue à l’hôpital Henry Mondor à Créteil

Pour Pierre Cesaro, neurologue à l’hôpital Henry Mondor à Créteil, la chirurgie fonctionnelle de stimulation électrique est un traitement très efficace puisqu’elle permet de corriger les troubles moteurs de manière continue. Son principe repose sur la stimulation à haute fréquence d’un noyau cérébral, appelé sous-thalamique, impliqué dans la maladie de Parkinson. Ce noyau est alors rendu inactif par les simulations subies : les mouvements normaux du patient sont restaurés.
Toutefois, ce traitement d’exception n’est réservé qu’à un petit nombre de patients répondant à des critères de sélection précis. Outre les risques propres à toute intervention chirurgicale (infections, hémorragies…), la chirurgie fonctionnelle peut entraîner des troubles du comportement. C’est pourquoi elle n’est pas proposée en début de maladie, dans la période où les médicaments sont encore efficaces.
La chirurgie fonctionnelle reste donc un traitement palliatif, car elle n’empêche pas l’évolution de la maladie et s’adresse avant tout aux patients :
- évolués,
- qui résistent aux médicaments,
- de moins de 70 ans,
- sans troubles intellectuels,
- mais dont le principal symptôme est le tremblement.