Mon proche parkinsonien est particulièrement lent aujourd'hui, le fait-il exprès ?

Marc Ziegler, neurologue à l’Unité James Parkinson de la Fondation Rothschild à Paris

Marc Ziegler, neurologue à l’unité James Parkinson de la Fondation Rothschild à Paris, rappelle que la maladie de Parkinson est soumise à des influences psychologiques indépendantes de la volonté du patient. Elles sont liées à la motivation, au stress ou à une émotion positive ou négative. Les signes de la maladie sont ainsi très variables d’un moment à l’autre. Un proche peut penser que le malade « le fait exprès » parce qu’il va effectuer les choses qui lui plaisent avec beaucoup d’entrain alors qu’il va prétexter la fatigue pour esquiver des tâches moins divertissantes. Or, explique Marc Ziegler, cela ne relève pas de la mauvaise volonté : les symptômes de la maladie se manifestent davantage dans la routine du quotidien et peuvent même s’accentuer lorsque le patient manque de motivation. C’est ce qui explique que le patient va sembler aller mieux pour rendre visite à un ami ou voir le médecin et aller moins bien lorsqu’il se retrouve seul avec son proche.