Quelles sont les conséquences psychologiques ou psychiatriques de la maladie de Parkinson ?

Franck Durif, neurologue au CHU de Clermont-Ferrand

Pathologie affectant essentiellement le mouvement, la maladie de Parkinson pourrait aussi entraîner des troubles psychologiques : c'est ce qu'affirme Franck Durif, neurologue au Centre Hospitalier Universitaire (CHU) de Clermont-Ferrand. Il explique que la maladie de Parkinson est liée au manque de dopamine dans le cerveau : ce neurotransmetteur facilite non seulement les fonctions motrices mais également intellectuelles et cognitives. C'est pourquoi 50 % des patients parkinsoniens sont dépressifs. Premier trouble mental lié à la maladie de Parkinson, la dépression se manifeste souvent dès le début de la pathologie, par des signes caractéristiques : apathie, manque de motivation... D'autres altérations mentales liées à l'évolution de la maladie mais aussi à la prise de médicaments antiparkinsoniens peuvent se présenter : troubles de l'impulsivité, troubles sexuels, conduites addictives, et parfois hallucinations. Ces troubles nécessitent une prise en charge thérapeutique spécifique et adaptée.